Les températures grimpent cette semaine, mais votre facture d’énergie, elle, ne baisse pas. Vous hésitez entre baisser le chauffage ou le couper complètement la nuit ou en journée ? La réponse dépend de votre logement, de votre système de chauffage… et du fait que ces douceurs hivernales risquent de se répéter dans les années à venir. Ootravaux vous livre quelques conseils quant à la bonne gestion de votre chauffage en cette période de redoux !
Des températures douces… mais des logements encore énergivores
Même quand il fait plus doux que la normale, le chauffage reste le premier poste de consommation dans le logement, autour de 60 % de la dépense d’énergie selon l’ADEME. Les épisodes de douceur en hiver vont avoir tendance à se multiplier avec le changement climatique, ce qui incite à adapter vos réglages de chauffage plutôt que de rester sur des habitudes « hiver rigoureux » toute la saison.
En pratique, ces hausses de température de quelques jours sont une bonne occasion de tester une température de consigne plus basse et de repérer si votre logement garde bien la chaleur… ou pas du tout.
Baisser ou couper le chauffage : ce que disent les repères officiels
Les recommandations de l’ADEME restent valables, même en période de douceur : 19 °C dans les pièces de vie, 17 °C dans les chambres, environ 22 °C dans la salle de bains pendant l’usage et 16 à 17 °C le reste du temps. Réduire la température d’1 °C permet en moyenne de réduire la facture de chauffage d’environ 7%, ce qui est loin d’être négligeable sur tout l’hiver.
Autrement dit, quand il fait anormalement doux, le bon réflexe est d’abord de baisser de 1 à 2 °C vos consignes plutôt que d’allumer/éteindre sans arrêt vos radiateurs.
Couper ou baisser : que faire selon votre type de chauffage ?
Voici un repère synthétique pour vos nuits ou journées d’absence, à croiser avec la qualité de votre isolation.
Bons réflexes selon le système
| Type de chauffage | Logement bien isolé | Logement mal isolé |
|---|---|---|
| Radiateurs électriques | Couper la nuit ou en absence courte, ou programmer 16 °C | Éviter de couper, privilégier une baisse modérée |
| Chaudière gaz ou fioul | Possibilité de couper ou de passer en mode réduit la nuit | Baisser de quelques degrés plutôt que couper |
| Pompe à chaleur | Réduction à 16 °C, plutôt que coupure totale | Garder une consigne basse mais stable |
Si votre logement a peu d’inertie (murs légers, sol froid) et une isolation moyenne, le fait d’éteindre complètement peut entraîner une chute rapide de température et une surconsommation au redémarrage pour rattraper les degrés perdus. Dans un logement isolé (murs, toiture, menuiseries), la température baisse lentement : couper ou programmer à la baisse quelques heures devient alors réellement rentable, surtout quand il fait plus doux dehors.
Quand les températures montent : ajuster finement plutôt que tout arrêter
Avec une semaine de décembre plus douce, vous pouvez jouer sur plusieurs leviers sans perdre en confort :
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Descendre vos consignes de 1 à 2 °C dans toutes les pièces, et parfois couper entièrement dans les pièces peu utilisées.
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Passer vos radiateurs en mode réduit (16 °C) la nuit ou en journée de travail plutôt que de descendre à 12 °C ou de tout éteindre, sauf si votre logement est bien isolé et garde la chaleur.
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Profiter du soleil hivernal en ouvrant grands volets et rideaux en journée, puis en les fermant dès la nuit tombée pour limiter les déperditions.
Ces gestes sont encore plus intéressants quand le thermomètre extérieur remonte, car l’écart entre dehors et dedans est plus faible et votre maison se refroidit moins vite.
Douceur hivernale : le moment idéal pour penser isolation et régulation
Ces périodes vous donnent aussi un bon indicateur : si vous avez froid très vite dès que vous baissez un peu la température, c’est souvent le signe d’un manque d’isolation ou d’infiltrations d’air. L’ADEME rappelle que l’isolation de la toiture, des murs, des planchers et des fenêtres reste le moyen le plus durable de réduire la facture de chauffage, tout en augmentant votre confort hiver comme été.
Un thermostat programmable permet par ailleurs d’adapter automatiquement les températures (jour, nuit, absence) et peut générer jusqu’à 15 % d’économies d’énergie sur le chauffage. C’est aussi l’occasion de vérifier les réglages de votre système, et de planifier, si besoin, des travaux de rénovation énergétique avec l’aide d’un professionnel qualifié.
Quand faire appel à un pro pour votre chauffage ?
Vous hésitez encore sur la bonne consigne à adopter ou sur le fait de couper ou non vos appareils selon la météo ? Un chauffagiste ou un artisan RGE spécialisé en rénovation énergétique peut :
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Diagnostiquer les faiblesses de votre logement : ponts thermiques, infiltrations d’air, isolation insuffisante.
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Vérifier et régler votre système de chauffage (chaudière, pompe à chaleur, radiateurs électriques) pour qu’il fonctionne au mieux, y compris avec des températures extérieures plus douces.
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Vous conseiller sur l’installation d’un thermostat, de robinets thermostatiques ou sur des travaux d’isolation éligibles aux aides publiques.
Ces épisodes de douceur en plein mois de décembre peuvent devenir une vraie opportunité pour reprendre la main sur votre confort et votre budget chauffage. En ajustant un peu vos habitudes, en observant la réaction de votre logement et, si besoin, en vous faisant accompagner par un artisan, vous avancez pas à pas vers un intérieur plus agréable, été comme hiver. Et si cette semaine plus douce était justement le bon moment pour faire le point sur vos réglages… et demander quelques devis pour préparer sereinement les hivers à venir ?
