Ootravaux

Tous les prix pour l’installation d’un plafond suspendu

15 juillet 2021
Revêtements muraux et plafonds
Sommaire

Des tuyaux et des gaines techniques sont visibles au niveau de votre plafond ou en haut de vos cloisons ?  Vous souhaitez apporter du cachet et pourquoi pas de nouveaux éclairages à une cuisine, une salle de bain ou même à un salon ? Le plafond suspendu est une solution plutôt abordable pour répondre à vos besoins.  Le prix d’un plafond suspendu est toutefois lié à la qualité du matériau utilisé pour le réaliser. En placo, en bois, en verre, en métal ou avec de simples dalles d’isolant, Ootravaux vous aide à faire le choix adapté à votre projet.

L'essentiel
  • Un plafond suspendu permet de cacher un plafond en mauvais état et d’améliorer l’isolation thermique et phonique d’une maison.
  • Pour le parement d’un plafond suspendu comptez entre 8 euros et 45 euros le m², selon le matériau, sans la pose.
  • Le prix de la pose d’un plafond suspendu s’élève entre 20 € et 50 € le m² , sans les fournitures.
  • N’oubliez pas les finitions : une mise en peinture est toujours nécessaire ! Pensez à intégrer son coût dans le prix de votre faux plafond.

Pourquoi installer un plafond suspendu ?

Le faux plafond est installé juste au-dessous de l’existant. Il va pouvoir répondre ainsi à plusieurs usages et besoins :

Pour cacher ou escamoter

  • Un plafond d’origine en béton brut dans un immeuble de bureaux, par exemple ;
  • L’existant est sale ou dégradé. Dans un projet de rénovation d’une maison, il peut être plus difficile ou coûteux de rénover les plafonds anciens ;
  • La présence de tuyaux ou de gaines techniques : canalisations, VMC, câbles…

Pour décorer

  • Besoin de nouvelles matières, de nouvelles peintures ou couleurs ;
  • Installation d’un éclairage spécifique dans une pièce ;
  • Volonté de casser les volumes avec un décrochage au plafond.

Pour isoler

  • Installation d’un isolant thermique ou phonique entre le vrai et le faux plafond ;
  • Mise en place de dalles d’isolant (technique plus souvent utilisée dans les immeubles de bureaux que dans les maisons individuelles).
Bon A Savoir

Pourquoi parler de plafonds suspendus et pas de « faux-plafond » tout simplement ? Parce qu’il existe aussi le faux-plafond tendu à l’aide d’une toile. Une technique plus compliquée qui demande en général l’intervention d’un artisan.

Comment installer un plafond suspendu ?

Un plafond suspendu est un ouvrage assez simple. En effet, il est composé :

  • D’une ossature qui permet de le suspendre ;
  • Du plafond lui-même composé de plaques, lames ou dalles de parement ;
  • D’une isolation entre les deux.

L’infrastructure de suspension

Le système sur lequel est suspendu le plafond est choisi selon la hauteur sous plafond de la maison et des besoins techniques (gaines, tuyaux, éclairages) des autres travaux.

L’ossature métallique

Le principe est de fixer des parements sur une ossature métallique (parfois en bois). Pour cela il faut :

  • Des fourrures (des rails), espacés de 60 cm ;
  • Des systèmes de clipsage ;
  • Des suspentes ;
  • Des fixations adaptées au matériau et à l’état du « vrai plafond ».

La méthode consiste à placer les suspentes sur le plafond d’origine puis les fourrures tous les 60 cm. Le type de parement, en placo, bois, PVC, ou verre est ensuite fixé sur cette structure métallique.

Astuce

L’horizontalité absolue de l’ossature métallique est un gage de réussite pour l’installation d’un plafond suspendu. Ootravaux vous recommande donc l’usage d’un niveau laser. Comptez de 100 à 200 euros selon les marques (1). Comparez les différents modèles.

La structure autoportante

À la différence de l’ossature, la structure autoportante n’est pas fixée sur le plafond d’origine mais ancrée sur des profilés muraux. Elle est nécessaire quand l’usage des suspentes n’est pas recommandé :

  • si les plafonds d’origine sont à une hauteur très importante ;
  • si, à l’inverse, le plenum (l’espace entre le plafond et le faux plafond) est trop petit.

L’isolant

L’isolation d’un plafond suspendu est similaire à celle d’une cloison en plaques de plâtre (placo). Il est donc important d’utiliser le bon isolant pour répondre à une fonction spécifique d’isolation :

  • thermique et acoustique : laine de verre, laine de roche ou mousse composite polyuréthane ;
  • hydrofuge : en plus des matériaux isolants, une VMC est intégrée dans le plenum du faux plafond ;
  • résistance au feu : les laines de roche ou de verre, le béton cellulaire, les panneaux de silicate de calcium.

Le parement

Le choix de surface qui va constituer le plafond proprement dit est imposé par son utilité ou par la configuration de la pièce où il est installé. Les types de matières sont très variés aujourd’hui et répondent à des normes techniques spécifiques. Avant de vous lancer dans des travaux de rénovation - et de faire des choix importants pour votre maison -, comparez les usages :

  • Le placo ou plaques de plâtre : pour les grandes surfaces et sans besoin spécifique de décoration. Le meilleur rapport qualité/prix !
  • Le bois ou le lambris. Là aussi, les espaces peuvent être grands mais on peut en plus apporter une touche déco plus chaleureuse à un intérieur.
  • Le PVC, le plastique : conseillé dans les salles d’eau et sanitaires. Il ne « bouge » pas au contact de l’eau et se nettoie facilement. Dans une cuisine, il peut aussi avoir son utilité pour lutter contre tous types de graisses.
  • Le verre : très utilisé sur de petites surfaces pour notamment intégrer un éclairage à travers des carreaux polis.
  • Le métal : c’était le produit phare des architectes des années 60/70. Ces lames métalliques permettent de jouer avec des peintures de couleurs et de donner une perspective filante au plafond.

Quels prix pour un plafond suspendu ?

Pour une même surface, les différences de budgets dépendent essentiellement du choix du parement et de l’isolation. Le placo ou les plaques de plâtre étant les moins coûteuses, le bois ou le métal le plus cher.

Pour l’isolant, la laine de verre est la plus économique et les matériaux écologiques sont les plus onéreux. Ootravaux vous indique les tarifs pour les principaux matériaux utilisés.

Le coût du parement

  • Plaques de plâtre : de 8 euros à 13 euros le m², hors pose (3) 
  • Lambris bois : de 12 euros à 45 euros le m², hors pose (3)
  • Lambris en PVC : de 10 euros à 35 euros le m², hors pose (3)

Quel prix pour l’isolant ?

Le budget évolue selon le type d’isolant choisi. Les tarifs sont identiques à ceux des isolants de cloison, car ce sont en général les mêmes produits qui sont utilisés.

  • Laine de verre, laine de roche : 5 à 18 euros le m², hors pose (1)
  • Laine de chanvre : 15 à 30 euros le m², hors pose (1)
  • Laine de bois : 12 à 20 euros le m², hors pose (1)

Le prix de la pose par un artisan spécialisé

La pose de plafonds suspendus peut s’avérer compliquée pour l’organisation du chantier avec le travail en hauteur. En plus de l’aide d’un niveau laser, les échafaudages et l’usage d’un engin de levage de plaques de plâtre peuvent s’avérer indispensables. Les professionnels disposent de ce matériel, connaissent les techniques, et donc gagnent du temps !

Comment trouver le bon pro pour votre projet ?

Vous pouvez commencer par repérer dans votre quartier les artisans qui interviennent et prendre contact avec eux. Les Pages Jaunes sont très utiles pour connaître les professionnels autour de chez soi. Comme vous aurez besoin de comparer les tarifs, il faut plusieurs devis. Pour cela, Ootravaux vous aide à contacter les bons pros dans votre région et à obtenir des devis.

Le tarif de la main-d’œuvre

Les professionnels sont souvent des artisans plaquistes. Le prix de leur intervention se calcule au m². Selon les régions, les tarifs constatés sont compris entre 20 € et 50 € le m² (2). Les différences sont aussi dues à la nature du chantier, rénovation ou construction par exemple.

Les coûts annexes

Il ne faut pas oublier d’intégrer dans votre budget, des coûts qui seront présents sur le devis du professionnel :

  • Le stationnement, si vos travaux sont en centre-ville d’une grande agglomération.
  • Le nettoyage du chantier, notamment si le faux plafond est en plaques de plâtre, matériau très salissant.
  • La peinture qui doit être réalisée par un professionnel pour éviter les défauts.
  • L’intervention de l’électricien ou du plombier, si le réseau électrique est modifié. Même chose pour les tuyaux et l’intervention d’un plombier.
  • L’installation des gaines de climatisation ou de VMC.

Ootravaux vous conseille de faire établir plusieurs devis pour ensuite comparer.

Quel est le prix d’un faux plafond ?

(1) Prix constatés chez plusieurs distributeurs de matériel de bricolage.
(2) Prix moyens issus de différents sites de construction et travaux.
(3) Prix issus du site https://www.prix-pose.com/faux-plafond.