Avec l’arrivée de la chaleur estivale, les signalements de serpents autour des piscines privées se multiplient, notamment dans les zones rurales et périurbaines. En cause, un environnement particulièrement attractif pour ces reptiles, en quête de fraîcheur, d’humidité et de cachettes. Si la plupart des espèces croisées en France sont inoffensives, leur présence autour du bassin peut inquiéter. Plusieurs réflexes simples permettent pourtant de limiter ces intrusions sans nuire à la biodiversité.
Pourquoi les serpents s’invitent autour des piscines
Lorsque les températures grimpent, les serpents cherchent activement des zones fraîches. Les abords des piscines, souvent humides, tièdes et peu fréquentés le matin, constituent des refuges idéaux pour eux. Ils y trouvent non seulement de l’eau, mais aussi des zones pour se dissimuler : haies denses, bâches mal repliées, abris de jardin ou encore les locaux techniques sont autant de cachettes potentielles.
La couleuvre à collier, par exemple, est fréquemment observée dans les jardins de la moitié nord du pays. Bien qu’inoffensive, elle peut surprendre par sa taille et sa proximité avec l’eau. Dans le sud, on croise aussi des couleuvres vipérines, parfois confondues avec les vipères aspics, bien plus rares en milieu habité.
Un objet discret qui attire les serpents : le robot de piscine
Souvent négligé, le robot de piscine s’impose comme un aimant à serpents. Laisser cet appareil au bord du bassin, encore humide ou tiède, revient à créer un micro-refuge idéal : ses câbles, roues et coques forment un abri parfait à l’échelle d’un reptile. Ce type d’objet, qualifié de refuge passif par les spécialistes, attire la petite faune qui y trouve fraîcheur et discrétion.
Pour limiter ce risque, l’idéal est de ranger le robot dans un local sec et fermé, après l’avoir soigneusement séché. Une inspection visuelle des recoins de l’appareil, notamment au petit matin, peut éviter une rencontre désagréable.
Quels gestes pour limiter leur présence autour du bassin
Quelques mesures concrètes peuvent réduire la présence de reptiles sans perturber l’équilibre naturel :
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Débroussailler régulièrement les abords du jardin et de la piscine, pour éviter les zones propices aux cachettes.
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Supprimer les points d’eau stagnante, comme les gamelles ou arrosoirs laissés dehors.
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Installer un filet anti-reptile, à mailles fines et partiellement enterré, autour de la zone de baignade.
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Utiliser des répulsifs naturels, à base de soufre, d’ail ou de cannelle, dont l’odeur dérange certains serpents.
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Sécuriser le matériel de piscine : bâches, robots, tuyaux doivent être séchés et rangés après usage.
En cas de rencontre répétée, ou si le doute subsiste sur l’espèce, il est préférable de contacter un professionnel ou sa mairie, certains services pouvant proposer une identification ou une intervention adaptée.
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Ce que disent les données naturalistes
Depuis les années 2010, les observations de serpents dans les espaces verts privés sont en hausse constante. Selon l’Observatoire de la biodiversité du Centre-Val de Loire, plus de 90 % des serpents signalés dans les zones urbanisées sont des couleuvres. Cette progression s’explique notamment par l’urbanisation de zones naturelles et la prolifération de points d’eau artificiels, comme les piscines privées.
Les reptiles sont particulièrement actifs entre 5 h et 10 h du matin, avant que la chaleur ne devienne trop intense. C’est durant cette plage horaire qu’ils sont le plus susceptibles de s’approcher des habitations et des margelles de piscine.