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En cette fin du mois de juillet 2025, des rafales de vent allant jusqu’à 140 km/h soufflent sur le sud-est de la France. Une situation particulièrement inquiétante dans les zones déjà sous vigilance rouge feu de forêt, comme le Vaucluse ou les Bouches-du-Rhône. Dans ce contexte tendu, certaines plantes très répandues dans les jardins privés se retrouvent dans le viseur des pompiers. D’autres, au contraire, peuvent freiner la propagation du feu. Voici ce qu’il faut savoir si vous vivez dans une zone exposée.

Les plantes de jardin qui favorisent la propagation du feu

Parmi les plantes les plus inflammables, plusieurs sont très courantes dans les haies ou en bordure de maison. Elles présentent souvent un feuillage dense, une forte teneur en huiles ou résines, ou encore des aiguilles sèches qui s’accumulent dans leur structure.

Voici les plus concernées :

  • Cyprès (notamment de Leyland ou d’Italie)

  • Lauriers-roses

  • Thuya

  • Pin (selon les espèces)

  • Genêts à balais

  • Photinia, viorne tin, fusain, bambou

  • Palmiers non taillés (feuilles mortes inflammables)

  • Eucalyptus, douglas, genévrier, buisson ardent

Ces végétaux jouent souvent un rôle de pont entre la végétation naturelle et les habitations, selon l’Institut national de recherche INRAE. Les haies continues, notamment, facilitent la transmission du feu depuis les forêts vers les lotissements.

Des arbres plus résistants pour ralentir les flammes

À l’inverse, certaines essences sont connues pour leur résistance naturelle au feu. Elles peuvent jouer un rôle de barrière végétale, surtout dans les zones sensibles comme la Provence ou la vallée du Rhône.

Les plus couramment citées :

  • Olivier : feuillage peu résineux, bois dense

  • Chêne vert et chêne-liège : écorce épaisse et isolante

  • Arbousier, amandier, vigne : feuillage moins inflammable et structure moins dense

Dans plusieurs communes du sud, des barrières végétales ont été testées, avec de bons résultats, comme à Fos-sur-Mer où le SDIS 13 a planté des oliviers et des chênes pour ralentir les fronts de flammes.

Des gestes simples pour limiter les risques

Même dans les zones moins exposées, quelques réflexes peuvent aider à réduire les risques d’embrasement :

  • Éviter les haies denses et continues, notamment en cyprès, thuya ou laurier

  • Entretenir régulièrement les arbustes et les arbres : tailler, retirer les feuilles mortes, espacer les plantations

  • Mélanger les essences, plutôt qu’une haie monospécifique

  • Éloigner les plantations de la maison, idéalement à plus de 5 mètres

Dans les secteurs à risque, une haie aérée, diversifiée, et composée d’essences peu inflammables constitue une solution préventive plus durable.

 

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