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Mauvaise nouvelle pile au démarrage de la saison de chauffe : le prix repère du gaz grimpe de 6,3 % au 1er octobre, la deuxième hausse d'affilée. Environ 6 millions de foyers sont concernés. Baisser le thermostat n'est pas la seule option, ni la plus vivable. Voici 7 gestes pour alléger la facture sans passer l'hiver en doudoune.

Une hausse qui tombe au pire moment

Le calendrier est cruel. Au 1er octobre 2026, juste avant de rallumer le chauffage, le prix repère de vente du gaz publié par la Commission de régulation de l'énergie passe de 172,05 à 182,88 euros le mégawattheure, soit une hausse moyenne de 6,3 % TTC (1).

C'est la deuxième d'affilée, après déjà 5,6 % en septembre, et la part chauffage grimpe même de 8 %. La CRE estime le surcoût à 5,28 euros sur la seule facture d'octobre, mais sur l'année, la note pourrait dépasser d'environ 120 euros celle de 2025. Sont concernés les quelque 6 millions de foyers dont l'offre est indexée sur ce prix repère ; ceux qui ont une offre à prix fixe y échappent. Plutôt que de subir, voici comment reprendre la main.

1. Régler le thermostat au juste degré

Chaque degré en moins, c'est environ 7 % de consommation économisée. Inutile pour autant de grelotter : 19 °C dans les pièces de vie et 17 °C dans les chambres suffisent au confort. La vraie économie vient de ne pas surchauffer, pas de vivre au froid.

2. Programmer plutôt que chauffer en continu

Un thermostat programmable ou connecté ajuste la température selon vos horaires : plus doux la nuit et quand le logement est vide, à température de confort au réveil et au retour. C'est le geste qui rapporte le plus sans rien changer à votre ressenti.

3. Poser des robinets thermostatiques

Sur chaque radiateur, un robinet thermostatique règle la chaleur pièce par pièce. Vous chauffez la salle de bain le matin sans surchauffer une chambre inoccupée. Un investissement modeste, vite rentabilisé.

4. Purger les radiateurs et entretenir la chaudière

Un radiateur froid en haut contient de l'air qui bloque la circulation : une purge suffit. Et l'entretien annuel de la chaudière, obligatoire, la maintient à son meilleur rendement. Une chaudière encrassée consomme davantage pour le même confort.

5. Chasser les courants d'air

Une grande part de la chaleur s'échappe par les fuites d'air. Un bas de porte, un joint de fenêtre, un boudin de calfeutrage coûtent quelques euros et se posent en quelques minutes. Fermez volets et rideaux à la nuit tombée pour garder la chaleur accumulée.

6. Baisser la température de l'eau chaude

L'eau chaude sanitaire pèse lourd sur une facture de gaz. Réglez le chauffe-eau autour de 55 à 60 °C : au-delà, vous chauffez pour rien et vous favorisez le calcaire. Des mitigeurs thermostatiques et des mousseurs sur les robinets limitent aussi la consommation.

7. Comparer les offres, et penser au prix fixe

Puisque seuls les contrats indexés subissent la hausse, c'est le moment de comparer. Le prix repère de la CRE sert justement de référence pour juger une offre. Une offre à prix fixe met à l'abri des prochaines hausses, à condition d'en vérifier la durée et les conditions. Le comparateur officiel du médiateur national de l'énergie permet de s'y retrouver sans se faire démarcher.

Le bon réflexe avant l'hiver

Aucun de ces gestes ne suppose de vivre à 16 °C. Pris ensemble, un thermostat bien réglé, des radiateurs entretenus, des fuites d'air colmatées et une offre adaptée compensent largement la hausse de 6,3 %. Et si votre logement chauffe mal malgré tout, c'est le signe qu'une isolation défaillante coûte plus cher que le prix du gaz : le vrai chantier est peut-être là. En attendant, ces réglages sont à faire maintenant, avant la première vraie vague de froid.

Sources

(1) CRE : hausse de 6,3 % au 1er octobre, 182,88 €/MWh, composante approvisionnement, surcoût moyen 5,28 €