David Beckham devant son potager

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On l'a connu sur les terrains, on le retrouve en bottes, sécateur à la main. David Beckham est devenu, à la surprise générale, une figure du jardinage, au point d'avoir une rose à son nom. Mais son domaine des Cotswolds n'a rien du gazon anglais impeccable qu'on imagine. Voici ce qu'on peut vraiment lui emprunter, sans vider son robinet.

De l'attaquant au « gardener Dave »

Personne ne l'avait vu venir. À 50 ans, David Beckham est devenu une vedette inattendue du jardinage, au point que ses fans réclament une émission à la BBC. Sur son domaine de Great Tew, dans l'Oxfordshire, deux granges en pierre des Cotswolds transformées en maison de campagne au fil de huit années de travaux, l'ancien capitaine anglais ramasse ses œufs, cueille ses oignons et taille ses rosiers devant la caméra de Victoria.

Signe de sa nouvelle passion, une rose blanche baptisée « Sir David Beckham » a été créée par David Austin Roses et présentée au Chelsea Flower Show en mai 2026, pour ses 50 ans.

Un potager formel, pas un gazon de carte postale

Contrairement à l'image du jardin anglais romantique, tout en massifs débordants, son extérieur mise sur l'ordre. Une paysagiste qui l'a décrypté parle d'un style « potager à la française » : lignes nettes, petites haies bordant des allées qui mènent à une serre, carrés de légumes bien tenus.
 
Beckham a d'ailleurs planté lui-même une partie de la haie d'Euonymus. On est loin de la pelouse tondue au cordeau : ici, la vedette, c'est le potager, comme le raconte son grand entretien à Country Life avec le jardinier Alan Titchmarsh.
 

Des poules, des ruches, un lac pour la faune

David Beckham et ses poules

Le domaine fonctionne comme une petite ferme d'agrément. Un poulailler fournit les œufs du matin, et Beckham est aussi apiculteur, une passion qu'il partage avec le roi Charles III, aux côtés duquel il a conçu un jardin pour la RHS, avec ruche et sept carrés potagers en clin d'œil à son numéro fétiche.

Autre choix parlant : un lac a été creusé pour attirer canards, oies et poules d'eau. Le jardin travaille avec la nature plutôt que contre elle, une orientation bien plus moderne que le vieux mythe de la pelouse parfaite.

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Ce qu'on peut lui emprunter, version économe en eau

Bonne nouvelle, ses meilleures idées sont accessibles, et tombent à pic à l'heure où l'arrosage des jardins est restreint dans presque toute la France. Plutôt qu'une pelouse gourmande en eau, installez un potager en carrés surélevés, qui produit beaucoup sur peu de surface.

Si l'espace et le règlement le permettent, quelques poules ou une ruche apportent la même dimension vivante que chez lui.

Pour les fleurs, préférez des vivaces et des variétés qui tiennent le sec, un coin de fleurs sauvages ou un petit point d'eau pour la biodiversité, dans l'esprit de son lac. Et si la rose vous tente, choisissez une variété rustique, paillée au pied pour garder l'humidité.

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Le vrai secret : du temps, pas un château

Son jardin n'est pas né d'un chèque, mais de huit ans de travail et d'une vraie implication au quotidien. Nul besoin d'un domaine pour s'en inspirer : commencez par un carré potager, un rosier, deux poules si vous le pouvez, et laissez le reste s'installer. La patience et le respect du vivant, voilà ce qui rend son jardin désirable, bien plus que le gazon impeccable qu'on lui prête à tort.

Photos © Instagram de David Beckham