volet roulant en panne que faire ?

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Votre volet roulant refuse de remonter, coincé à mi-hauteur depuis deux jours ? Avant d'appeler le technicien ou d'envoyer un message à votre propriétaire, il y a une question essentielle à trancher : qui va régler la facture ? Ce n'est pas une question de bonne volonté, c'est une question de droit. Et la réponse dépend d'un seul facteur : l'origine de la panne.

Ce que dit le décret de 1987 : les bases à connaître absolument

Tout repose sur un texte fondamental : le décret n°87-712 du 26 août 1987, qui liste les « réparations locatives », c'est-à-dire toutes les petites réparations correspondant à l'entretien courant du logement, à la charge du locataire. Ce décret inclut explicitement l'entretien des stores et volets roulants.

Concrètement, le locataire est responsable du graissage et des menues réparations comme le changement de manivelle ou de sangle. Le remplacement des attaches du tablier peut également lui incomber.

En clair : si la panne est liée à un défaut d'entretien ou à une mauvaise utilisation, c'est au locataire de passer à la caisse. Sangle tirée trop brusquement, manivelle tordue, mécanisme jamais graissé qui finit par se bloquer : dans ces cas-là, la responsabilité du locataire peut être engagée.

Dans quel cas le propriétaire doit-il payer ?

Le bailleur, lui, entre en jeu dès que la panne dépasse le cadre de l'entretien courant. Dès lors qu'il s'agit d'un dysfonctionnement lié à un moteur défectueux, à un vice de construction ou à une casse liée à l'usure normale du volet roulant, la prise en charge incombe au propriétaire.

La vétusté est un point central, souvent sous-estimé. Certains baux intègrent une grille de vétusté, fixant une durée de vie théorique des équipements avec un abattement progressif. Un volet roulant peut par exemple être considéré comme amorti après 15 ans. Plus l'équipement est ancien, plus la part à la charge du propriétaire est importante.

Le rôle clé du diagnostic professionnel en cas de litige

Origine de la panne floue ? Propriétaire et locataire qui ne s'accordent pas ? En cas de doute, faire intervenir un professionnel pour obtenir un diagnostic écrit est vivement conseillé. Ce document peut servir de base solide pour déterminer la cause de la panne et orienter la répartition des frais.

Le locataire doit veiller au bon fonctionnement des volets roulants, à condition que la panne ne soit pas due à un défaut d'installation ou à la vétusté des équipements. Cette nuance est capitale et c'est souvent elle qui fait la différence devant une commission de conciliation.

Et l'assurance habitation dans tout ça ?

Elle peut entrer en jeu, mais sous conditions strictes. L'assurance habitation du locataire peut couvrir les dommages aux volets roulants si le sinistre est couvert, comme une effraction, une tempête ou une surtension. Attention cependant : pour qu'une prise en charge suite à une tempête soit possible, un arrêté de catastrophe naturelle dans la commune est requis. Si la panne est due à une usure normale ou à un défaut non couvert, l'assurance ne prendra pas en charge la réparation.

Vérifiez votre contrat avant d'agir, et pensez toujours à prévenir votre propriétaire en amont de toute intervention !