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Aménager les abords d’une piscine avec des végétaux peut sembler séduisant. Mais certaines essences risquent de nuire à la structure ou à la propreté du bassin. Plusieurs titres de presse rappellent les conséquences possibles sur l’entretien, les margelles ou encore les canalisations. Voici ce qu’il faut savoir avant de planter près d’une piscine.

Des racines trop puissantes à surveiller de près

Beaucoup d’arbres disposent d’un système racinaire étendu qui part naturellement à la recherche d’humidité. Plantés trop près d’un bassin, ils peuvent fissurer une coque ou déformer un liner. C’est le cas du chêne, du saule pleureur, du peuplier, du figuier ou encore du bambou traçant. Le mûrier blanc, le prosopis, certains acacias et le mimosa d’hiver sont aussi mentionnés pour leur pouvoir d’expansion racinaire.

Même avec des arbres réputés ornementaux, comme le magnolia à grande racine ou le catalpa, mieux vaut respecter une distance de plantation de 1,5 à 2 mètres pour éviter tout risque d’atteinte aux fondations de la piscine.

Feuilles, fleurs et fruits : un ménage quotidien

Les arbres à feuillage caduc, comme le marronnier, le cerisier, l’acacia ou l’albizia, perdent beaucoup de feuilles ou de pétales au fil des saisons. Même en été, certaines essences génèrent un dépôt permanent qui finit dans le bassin ou sur les plages. Cela encrasse le système de filtration, alourdit le nettoyage et peut tacher les revêtements.

Les fruitiers – pruniers, pêchers, figuiers, pommiers – sont particulièrement déconseillés près de l’eau. Leurs fruits tombent au sol, attirent les guêpes, tâchent les margelles et augmentent les déchets organiques dans l’eau.

Certains arbres, comme le ginkgo biloba femelle, dégagent une odeur désagréable lorsque leurs fruits tombent au sol.

Résine, épines et pollen : attention à l’inconfort

Les conifères, tels que le pin, libèrent des aiguilles, de la résine et parfois des cônes. Cette résine peut marquer de façon durable les margelles et les plages de la piscine. Les aiguilles, fines et nombreuses, risquent d’atteindre la pompe ou le skimmer.

D’autres végétaux sont déconseillés pour leur caractère urticant ou épineux. On peut citer le berbéris, le houx, le rosier, le yucca ou le citronnier épineux. Leur proximité immédiate avec les zones de passage expose les usagers à des griffures.

Enfin, certaines espèces comme le bouleau, le noisetier ou le aulne dégagent du pollen en grande quantité, déconseillé en cas d’allergies et difficile à gérer dans l’eau.

Des alternatives pour un coin piscine plus serein

Pour végétaliser les abords sans surcharger l’entretien, plusieurs espèces sont plus adaptées. Les palmiers, oliviers, lauriers-roses, phormiums, ou encore les pittosporums présentent un feuillage persistant et peu salissant. Ils n’ont ni fruits lourds ni floraison abondante.

Planter en pot ou en bac reste une option utile pour limiter l’expansion racinaire et pouvoir repositionner les plantes selon les besoins. Cela permet aussi de moduler l’ombre projetée sur le bassin.

Dernier point à ne pas négliger : l’orientation du vent. Placer les plantations en fonction des vents dominants permet de limiter les chutes de feuilles ou d’aiguilles dans l’eau.

 

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