Les architectes et décorateurs ne jurent plus que par lui. Depuis quelques mois, le chukum s'impose comme LA révélation déco de 2026. Ce revêtement naturel venu du Mexique bouscule les codes établis par le béton ciré, qu'il supplante progressivement grâce à des atouts qui vont bien au-delà de l'esthétique. Découvrez ce matériau magique venu du passé !
Un héritage maya aux propriétés exceptionnelles
L'histoire du chukum remonte aux pyramides mayas du Yucatán. Les civilisations précolombiennes utilisaient déjà la résine de l'arbre Havardia Albicans pour protéger leurs constructions et leurs réservoirs d'eau potable. Oubliée pendant des siècles, cette technique ancestrale a été redécouverte en 1993 par l'architecte mexicain Salvador Reyes Rios.
La fabrication reste artisanale : l'écorce est trempée trois semaines dans de grands bacs pour extraire la résine, puis mélangée à du bicarbonate de soude et du carbonate de calcium. En résulte un enduit 100 % naturel qui ne nécessite aucun produit chimique, ni à la pose ni à l'entretien.
Des propriétés adaptées aux pièces d’eau
Le chukum présente plusieurs caractéristiques techniques intéressantes que le béton ciré ne peut égaler :
- Hydrofuge, il résiste à l’eau ;
- Fongicide, il limite le développement des moisissures ;
- Doté de propriétés thermiques, il régule aussi la température des pièces.
Ces qualités expliquent son usage fréquent dans les piscines maçonnées, les salles de bain et les façades extérieures.
Autour d’un bassin, il ne chauffe pas excessivement au soleil, ce qui améliore le confort pieds nus. En douche ou en hammam, l’absence de joints réduit les zones sensibles aux infiltrations.
Sa texture "peau de pêche" apporte une douceur tactile incomparable. Côté couleur, ses nuances oscillent entre beige rosé et tons chauds, avec des variations naturelles qui créent une profondeur visuelle. Dans les piscines, il offre même des reflets bleu profond ou vert émeraude selon l'angle de lumière.
Polyvalence et durabilité au rendez-vous
L'enduit s'adapte à tous les espaces : cuisines, salles de bains, sols, murs, plafonds, façades.
Contrairement au béton ciré qui se fissure avec le temps et nécessite des traitements réguliers, le chukum vieillit bien. Un simple chiffon humide suffit à son entretien quotidien. Sa résistance naturelle aux intempéries en fait un allié de choix pour les terrasses et patios.
Une alternative éco-responsable qui fait sens
Le béton ciré affiche une empreinte carbone élevée et contient des composants toxiques nécessitant masque et gants lors de la pose. Le chukum, lui, s'inscrit dans une démarche résolument durable.
Cette dimension écologique séduit particulièrement les maîtres d'ouvrage soucieux de réduire l'impact environnemental de leurs projets. Le secteur du bâtiment génère 23 % des émissions de gaz à effet de serre en France, donc chaque geste compte.
Une pose technique à confier à un artisan formé
L’application se fait en couches fines, sur quelques millimètres d’épaisseur. Le support doit être propre, sec et stable. Le mélange est préparé mécaniquement, puis appliqué à la truelle et lissé avant un temps de séchage d’environ 12 heures par couche.
Sur le terrain, les professionnels insistent sur la ventilation des pièces. Une humidité mal gérée peut provoquer des auréoles ou des marques en surface si la pose n’est pas adaptée.
En France, le produit n’est pas accessible en vente directe aux particuliers. Le passage par un artisan formé reste la voie privilégiée.
Pour un projet de rénovation, cela suppose d’intégrer la disponibilité des entreprises et le délai d’importation du matériau dans le planning.
Un investissement qui se justifie
Le coût initial peut sembler plus élevé - compter de 60 à 80 € le mètre carré hors pose - que celui d'un béton ciré classique, mais la durabilité exceptionnelle du chukum compense largement le montant de l'investissement.
Pas de fissures disgracieuses, pas de traitements coûteux à prévoir, une esthétique qui traverse les années sans s'altérer : il coche toutes les (bonnes) cases.
Le chukum s’inscrit dans une tendance plus large vers des revêtements naturels et des finitions continues. Il ne remplace pas tous les matériaux, mais il apporte une alternative cohérente pour les pièces exposées à l’humidité et pour les ambiances minérales.

